Chambar-Dements

Publié le 10 Septembre 2017

Chambar-Dements

La société vous a stigmatisé ; a refusé vos singularités ;

A nié votre passé ; a démoli votre destinée ;

A fui vos emportements ; geignant que rien n’était comme avant ;

Clabaudant que vous étiez partis ; que vous n’aviez plus d’esprit.

Vous, les amputés d’idées, les Alzheimer prisonniers

Du labyrinthe infernal jusqu’à la phase terminale.

Terrer dans des asiles aseptisés spécialisés dans vos incongruités.

Vous voici tournant en rond dans des couloirs de déambulation

Qui canalise votre agitation avant que vous ne touchiez le fond.

On parle de vous à la troisième personne  comme si vous n’étiez plus personne.

Mais quelques précurseurs ont cessé d’avoir peur

Ils luttent pour vous considérer, nous apprennent à vous regarder,

A vous tendre la main  pour aller vers demain.

Nous transmettent leur façon d’être pour vous donner du bien être

En avançant de concert dans de nouveaux lieux ouverts.

En bordant vos chemins de nouveaux desseins.

Ô, vous frères humains chantons le même refrain :

« Stop à l’intolérance et vive la bienveillance »

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Publié dans #Résidents, #De l'hospice à l'ephad, #Mes poèmes

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